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Dans un Paris quasi vide, je m'évade, moi aussi...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 10 août

Me voilà propulsée à Miami, semant les petits cailloux sonores du prochain voyage théâtral.

Comme lorsque l'oreille collée au transistor, planquée sous les couvertures, pour ne pas me faire choper, je suivais, la nuit, les aventures des personnages de pièces radiophoniques, que la magie des bruitages rendait si haletantes.

Bruissement du vent dans les feuilles, ambiance extérieure de nuit tropicale, crissement de pneus sur le gravier, impacts de balles, et j'en tais, quelle rigolade !

Mes piou-pious, nous nous embarquons dans une bien délectable balade !

L'initiateur du Grand Chambardement...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 28 juillet

C'est toi, mon Cher très Cher Pierre.

Avec ta disparition, le bureau de l'association, qui t'avait élu Gardien du Trésor, s'est désagrégé, pour renaitre sous une autre forme.

Un membre éminent et fondateur du Collectif théâtral, préférant les blés ondulants au bitume parisien, a vidé cette entité de sa substance, le collectif s'est fondu dans l'atelier théâtre pour reprendre consistance.

Et moi, je suis passée d'artiste ô combien dramatique à metteur en scène, fonction que je n'osais jusqu'à présent revendiquer, même si j'en distillais les effluves par gourmandise, dans mes heures de plaisir.

Tu as transformé mon monde affectif en un désert glacial, et mon monde social en un espace par trop rutilant que je vais devoir patiner pour m'y sentir chez moi.

Tu me manques...

Moment savoureux...

Par Frédérique Torrès, Paris, 23 juillet

La constitution du planning, comme une récompense.

Après quatre moutures du texte, il est bon de constater que ça s'imbrique correctement.

Un long et savant rééquilibrage des rôles, dans un souci d'équité, et le texte en ressort grandi.

Le temps en coulisse pour les changements de costumes est respecté, mais aucun piou-piou ne court le risque de s'y enraciner.

Je vais bientôt pouvoir ouvrir la boîte à gourmandises... Le son. Quel sera-t-il cette saison ?

Pour les bruitages, j'en ai déjà une petite idée, mais la musique, hâte !!!

Youpi yah !

Par Frédérique Torrès, Paris, Juillet 2017

 Lundi, j'ai rendez-vous avec vous, chères têtes duveteuses...

Nous allons visionner les photos du spectacle, en nous remémorant notre aventure avec toutes ses aspérités hilarantes.

Il y aura parmi nous un nouveau piou-piou, José, qui nous rejoint pour la saison prochaine !

Le fil ne se rompt jamais complètement, même durant l'interruption de l'atelier.

L'histoire humaine continue de se dérouler en une vague douce et turbulente à la fois.

Je viendrai avec notre prochain projet, une nouvelle histoire à vous conter...

Vive la pérennité de cette inextinguible soif de créativité qui nous réunit, Vive les Dérisionnaires !

Depuis le 12 juin, l'atelier est en sommeil, jusqu'au 4 septembre prochain.

Par Frédérique Torrès, Paris, le 27 juin

En attendant, nous allons nous pencher sur la préparation du prochain projet, une libre adaptation d'un bouquin de David Barry.

Tandis que Paris se vide doucement, que les piou-pious s'éparpillent, j'essaie d'effacer de ma mémoire les échos du magnifique spectacle précédent, pour me concentrer sur : "Gros Problème", notre nouveau terrain de jeu.

Une équipe de 12 personnes serait l'idéal, afin que chacun soit rassasié, tout en envisageant des changements de costumes et de personnages gérables !

Certains auront à endosser deux personnages, dans la bonne vieille tradition des Dérisionnaires.

Plus je m'immerge, plus l'eau est délectable.

Reste à trouver deux, voire trois têtes duveteuses...

Chercher les garçons.

Que me réserve cet été, loin des plages de sable fin ?

De belles rencontres, je l'espère, dans l'objectif de la prochaine aventure théâtrale, nom d'une gidouille !

Que j'aurais dû être heureuse...

Par Frédérique Torrès, Paris le 16 juin 2017

Le spectacle s'est magnifiquement passé : les comédiens irradient de bonheur, l'auteur est fier et enchanté, le public s'est régalé, et a fait retentir l'Auguste Théâtre de rires abondants et harmonieux.

La salle était pleine chaque soir, j'ai œuvré avec un régisseur enfin digne de ce nom, qui a réalisé avec justesse et dextérité, la conduite lumière que je lui avais soumise.

Tout était parfait et délectable, et j'aurais été au comble de la félicité, si je n'avais été dévastée par un tsunami de douleur dû à la perte de mon cher si cher ami Pierre, un des précieux constituants du socle des Dérisionnaires, et mon ami dans la vie, mon Auror-chevalier, qui de l'intensité de son regard et l'humour contenu dans sa grosse voix, faisaient s'évanouir mes peurs en volutes de fumée légère.

Rien, absolument rien ne laissait présager ton départ soudain, Pierre, et je reste désemparée, avec ma peine.

Beuarp...

Par Frédérique Torrès, Paris le 22 mai

Le grand 8 des émotions fait tressauter mon estomac sur fond de compte à rebours.

Yahoo ! On est prêts, ça roule la trottinet..teuh... ca-tas-trophe...

Nous sommes pile poil à 15 jours de la première, et je passe mes nuits et mes jours à Luna Park, testant tous les manèges auxquels, dans un état normal, j'aurais tourné le dos en les traitant d'anacoluthes à grands renforts de volutes rageuses.

Mais, là, me voilà à mon corps défendant, grimpant dans des carrioles funestes, source de délices pour la plupart de mes congénères, et tarisseuses de rire et de poésie pour moi, depuis ma plus tendre enfance.

Je hais le grand 8 et le train fantôme, qu'on se le dise une fois pour toute !!!

Bon.

Bon.

Relativisons... tic, tac... Relativisons.

Ils sont magnifiques, j'ai peur. Ils sont géniaux, j'ai peur. Ils sont tellement dérisionnaires, J'AI PEUR !

Ne pas mettre en mots par sorte de superstition...

Par Frédérique Torrès, Paris le 15 mai

Je n'interviens plus que par petites touches, de crainte d'effaroucher les plus fragiles, et de troubler le délicat équilibre qui s'est installé.

C'est un parcours particulier que celui de cette année, et il m'est doux de constater que la bulle de l'atelier nous a préservée de bien des tourments, durant nos rendez-vous hebdomadaires.

Le fruit de nos semailles révèle petit à petit la délicatesse de sa chair, ce spectacle sera aussi beau qu'imprévisible.

Vive l'aventure, et Vive les Dérisonnaires !

Chaque avancée découvre un paysage plus beau encore...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 24 avril

Il s'agissait d'avoir conscience du pourquoi de notre présence, là, tous ensemble, en ce moment précis.

Et la nécessité s'est révélée d'elle-même, en un sourire inégalable.

Cet atelier a déposé un précieux onguent sur nos doutes, nos peurs, nos peines, nos colères.

C'était bon, incroyablement doux et stimulant, Ha !

Sacrément costauds, les Dérisionnaires, fière !

Le temps nous joue des tours...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 17 avril

Parfois se roulant en boule douce et compacte, puis, s'étirant langoureusement, duveteux et alangui.

Nous entrons dans une phase étrange et agréable, où tous les possibles agitent leurs petites ailes irisées pour charmer nos esprits souriants et attentifs. Un coup de patte de ci de là, et notre trésor va grandissant.

Il s'agit de faire un cadeau de choix à notre public à têtes chères.

Ne soyons pas chiches, choyons cet objet que nous ciselons, ciselons-le encore.

Il n'aura d'égale qualité que le nombre de rires qui nous secouent, égrenant notre joie.

Amusons-nous plus fort pour que soit vif et clair notre message.

La joie est la chambre d'écho de nos revendications, soyons plus fous, soyons Dérisionnaires !

Voici l'affiche du spectacle !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 8 avril
En découvrant le dessin de MO/ CDM, les piou-pious ont réalisé à quel point un projet artistique se doit d'avoir une grande exigence vis à vis de lui-même pour être donné à voir, à partager.

Comme à chaque fois, le talent appelant le désir de qualité, ils ont alimenté avec belle énergie leur créativité et leur conscience d'appartenir à une équipe.

Sans que je le leur demande, lorsqu'ils n'étaient pas sur le plateau, je les ai vus, le corps penché en avant vers leurs camarades en train de jouer, attentifs, sourire aux lèvres.

Qu'il est bon de sentir cette cohésion devenir palpable !

Nous avons acquis le rythme, ayé.

Le spectacle a trouvé sa respiration, les amarres larguées, nous contemplons avec ravissement le Grand Large, nez au vent.

L'atelier est une bulle...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 1er avril

dans laquelle n'entre pas le culte de la performance, d'où l'individualisme est banni, la concurrence et l'égotisme honnis.

Il s'agit ici de solidarité, d'échange, de générosité.

On y vient pour détricoter le funeste ouvrage des petits soucis et des grandes peines.

On s'y émerveille encore et toujours du talent de chacun, mis en lumière par le travail d'équipe.

Les piou-pious s'y constituent un joli paquetage de gentillesse et de rires, tout en construisant un objet théâtral dont ils sont fiers et heureux d'être un indispensable élément, un précieux rouage.

Un îlot de résistance, c'est ça les Dérisionnaires ! Et si cet esprit venait à disparaitre, je poserais mes glingues le cœur lourd, pour aller contempler d'autres cieux.

J'ai dit !

Z'avez vu cette lumière, z'avez humé l'air ?

Par Frédérique Torrès, Paris, le 27 mars

Et oui, mon cœur, frappe, frappe contre la paroi, c'est l'printemps !

Et ça c'est plus fort que la peur, plus fort que la fatigue, plus fort que la connerie, plus fort que les bras m'en tombent des mains, nous sommes invincibles.

Il est là, l'esprit de l'atelier, porté haut par un piou-piou canal historique, venu juché sur son destrier fièrement bourgeonnant.

Merci mon Jérem' pour cette belle piquouse de joie et d'énergie.

Gaffe, les Dérisionnaires sont là, la bulle n'a pas éclaté ; si sa paroi vibre ainsi, c'est sous l'effet de nos rires.

Prêts ? Pas encore... Mais la machine à pédales trace joyeusement sa route. Sortez les ailes de papier, le décollage, c'est pour bientôt !

Le silence se fait épais...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 13 mars

Nous vivons des temps où, regard embué, sur un pied, en apnée au bord de la falaise, je pousse des cris de revendication pour enrayer la peur, le pavillon tendu, en espoir d'écho.

Émiettant le texte, sous l'effet d'une équipe réduite, j'en suis venue à constater qu'un élément essentiel de mon travail était passé à la trappe : la MUSIQUE !

Il m'est venue l'idée de faire écouter à mes piou-pious, avant chaque scène , la musique qui l'accompagne, et qui est censée insuffler le rythme, la respiration du texte... et j'ai découvert, à leurs réflexions étonnées, qu'ils n'avaient jamais “entendu” la bande son !

« C'est là depuis le début ?

— Oui.

—Ah ouais, c'est péchu !

— Oui. »

Je ne travaille jamais sans musique !

Et cette saison, il s'agit de musique punk, et bon sang qu'il est difficile — quarante ans après le fameux “God Save The Queen” des Sex Pistols — de faire comprendre cette culture, les idées et la vision du monde qu'elle véhicule.

Hold on, valeureux petit âne, maintiens fermement l'entonnoir qui te couronne : la dérision l'emportera !

Plus qu'un atelier pour avancer avec une équipe au complet !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 20 février 2017

On respire... calmement... lààààà, voilà.

Le mois de mars sera amputé d'une date, et les autres se feront, vaille que vaille, avec des absents.

À chaque saison son histoire !

On va tout donner, en se faisant un p'tit printemps qui nous tienne l'œil humide de joie.

Vive le vent doux, qui lisse les rides d'inquiétude, et oxygène l'utopie.

On se retrouvera au complet en avril, avec l'envie de se faire une belle fête, mes piou-pious !

Voulez-vous bien alimenter mon alacrité ?

Par Frédérique Torrès, Paris, le 13 février 2017

Il me faut plus de joie encore, une bonne rigolade qui décrasse les méninges, et illumine le moral.

De l'absurde, de l'absurde, qui donne du grain à moudre aux distributeurs de bonnet d'âne.

Pari tenu, les piou-pious ?

On se tiendra mutuellement les côtes, et on essuiera nos larmes de joie.

Rendez-vous, lundi, sur le champ de nos dérisionnades.

Résistance !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 30 janvier 2017

Contre l'érosion de l'utopie

Le chagrin d'avoir à baisser le regard vers le gazon pour saluer les amis

L'individualisme qui grillage l'empathie

Le manque de luminosité qui voile le regard et embue le moral ;

Il s'agit d'être heureux, sur notre îlot d'irréductibles

De ne pas fuir les regards, pour y découvrir la chaleur

La dérision est exempte de méchanceté, mais pas de pugnacité

Célébrons l'intelligence au service de la joie !

Célébrons notre rencontre !

Ça sent l'printemps !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 23 janvier

La table est belle, il n'y manque rien.

Les senteurs du Festin en préparation me font monter la salive aux babines.

Slurp.

Lundi prochain, tous réunis cette fois, nous pourrons lever nos verres et trinquer à l'avènement du souffle commun, source de gourmande félicité, vers lequel nous tendrons tout au long de nos rendez-vous de ce frémissant mois de février.

Avanti !

Collectif collectif collectif, bougre de bigre, collectif !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 16 janvier

C'est dans la cohésion de groupe que la qualité se crée.

Alors, même si l'hiver est rude, et que le froid donne l'envie de se rouler en boule...

Restez soudés, les piou-pious, pour que ce spectacle, et par dessus tout sa conception, soient aussi beaux que joyeux, car cette aventure se fera avec vous tous, moi y compris.

De quoi vous booster comme un torrent de vitamines, de celles dont nous avons tellement besoin en ce creux d'hiver.

Lorsque, de retour, l'énergie vous ravit à la lassitude latente...

Quel soulagement !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 9 janvier

Une série de vénielles déconvenues, une p'tite dépression hivernale, et hop, voilà mes rouages de valeureuse locomotive grippés, sous le prétexte absurde et délirant, que je serais en train de me donner à fond dans un projet dans l'idée d'apporter joie et fierté à mes piou-pious, qui, eux, n'en n'auraient cure !

Folle et stupide idée !

À me piétiner les mains avec les pieds, j'étais bonne pour la chute, tête la première encore !

Et puis, et puis, au moment où l'esprit lassé guigne le fossé avec envie, un frémissement de gnaque venant chatouiller l'échine du groupe, a redonné, en une fraction de seconde, des couleurs à l'aventure.

Je reprends cœur et rire en bandoulière, hello !

Personne n'ira marcher sur nos cadavres...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 2 janvier

Le filet de protection enlevé n'impliquant aucun danger de mort ou de blessure - le sol caoutchouteux étant toujours aussi bienveillant- il s'agit uniquement de tendre vers la voûte étoilée, pour goûter aux joies de contempler le monde de là-haut et s'enivrer de l'air vivifiant.

La deuxième lecture qui n'était plus sur le ton neutre imposé à la première, a mis à l'honneur la musicalité de notre travail, avec ses envolées... et ses notes à la limite de la justesse.

Ré-accordons nous donc. Il est sûr que notre oreille est devenue plus exigeante. D'aucun dirait que la musique est bien assez belle.

Que nenni.

Cette lecture m'a donné l'appétence du gourmet, le gourmand ayant été satisfait.

Prenons plus d'élan, les piou-pious, que nos rires soient colorés d'étonnement !

Premier filage arrêté au prochain atelier, avec, déjà, une foule de petits réajustements.

Hâte de voir le son en mouvement dans cet espace magique que nous avons créé !!!

"Je suis sans rien dire sur le plateau, pendant deux pages ! Qu'est-ce que j'peux faire, j'sais pas quoi faire !"

Par Frédérique Torrès, Paris, le 18 décembre 2016

J'ai ressenti sur l'instant, je l'avoue, un petit pincement de déception totalement superflu... 

J'avais succombé à l'alléchante idée selon laquelle tous mes piou-pious avaient pris racine vaillante dans leurs personnages.

Certains entrent dans l'ombre fraiche du doute, au moment même où je me félicite de les voir prendre une appétissante consistance. 

Auraient-ils atteint le stade de la crédibilité apparente, celle que pratiquent sans vergogne nombre de gens ?! 

J'aurais marché dans la combine, le temps d'une scène, me tapotant le ventre avec la mine satisfaite de celle qui a bien ripaillé, alors qu'on ne m'aurait offert qu'un fumet d'odeurs reconstituées ?!

Hmm... Je parierais plutôt sur l'inéquation entre le ressenti et l'image qu'on envoie, incontournable mais passagère ornière.

Quoi qu'il en soit, je suis bien heureuse de constater que la cuisine moléculaire ne satisfait pas les papilles de mes piou-pious, à l'aune de mes propres préceptes.

Cela vaut de concocter, pour nos primidi retrouvailles, une sorte de vivifiant discours de satisfecit, à l'intention de mes Honorables Dérisionnaires !

Les cheveux encore humides et odorants de Pétrolane... 

Par Frédérique Torrès, Paris, le 12 décembre 2016

j'ai traversé la salle d'un pas de winneuse, jusqu'à mon siège de Metteur en Scène, et j'ai crié : " Action !"

Ce fut un remarquable atelier.

Ben, mon colon, il semblerait que toutes ces heures de préparation commencent à faire mouche, tout en soyeusité d'aile !

Les piou-pious sont repartis rincés, mais heureux.

Demain, nouvelle gourmandise : comment un accessoire devient partie intégrante d'un personnage, corps et esprit... J'ai nommé, la dague en bois.

Encore une promesse de grande rigolade, belles semailles !

Elle va filer, cette queue de Frimaire.

Par Frédérique Torrès, Paris, le 7 décembre 2016

Un tout petit mois avec Noël et son cortège de rennes et de cloches.

Voyons voyons... Explorer le texte jusqu'à l'orée de la scène finale afin de pouvoir faire un point, tourner en douceur les clés pour égayer les dissonances, insuffler la joie nécessaire pour encourager la hardiesse, tout ça-tout ça en trois bonds.

Lourde période de l'année...

Malgré ce qui voudrait nous plomber, gardons de la hauteur, en nous délestant de ce qui nous encombre, faisant résonner nos rires parmi les nuées.

Fuck !

C'est pas bien, d'être curieux...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 23 novembre 2016

Le mal qu'a pu faire, et fait encore cette petite phrase !!!

Bien sûr que si, il faut être curieux, c'est ce que je n'arrête pas d'asséner à mes piou-pious. C'est l'essence même de la vie, célébrons le fait d'être vivants bon sang de bois !

Nous souffrons d'un tel manque d'audace.

Le couvercle sous lequel nous avançons en rampant pour ne surtout pas signaler notre présence est en fer blanc pas en plomb. Tiens, faisons-nous-en un chapeau en forme d'entonnoir !

Inventivité, créativité, enthousiasme, tout cela s'est retrouvé ficelé dans une seule expression : la prise de risque. HA, au secours, j'ai peur.

Autant s'allonger dès aujourd'hui dans notre cercueil pour détourner de nous l'œil féroce du cyclope !

Allons, s'il vous plait, faisons acte de notre présence, avant que de partir.

D'la joie, du bruit, allons secouer les étoiles pour savoir quelle musique elles nous font entendre !

C'était drôle, étonnant, c'était BIEN !

Par Frédérique Torrès, Paris, le 20 novembre 2016

 Nous nous retrouverons lundi avec un souvenir de goût salin sur les lèvres à booster l'énergie... je l'espère, je le réclame.


Qu'est-ce que le spectaculaire... Est-ce une magnificence de décor, de machinerie, voire d'effets spéciaux ?

Un plateau vide est-il forcément un choix d'austérité, de volonté minimaliste, ou "d'obscurantisme Godoïen" ?

Bah non. 

Tout est spectaculaire, à part l'imposture et le conformisme, c'est du moins mon ressenti, ma conviction. Rien n'est interdit dans l'espace de jeu pour atteindre l'acmé, alors ne nous interdisons rien, liberté !


L'imagination rendant joyeux, soufflons la poussière, rangeons les conformismes de tous poils dans leurs étouffoirs, place à la magie, place à la magie, avec ou sans pyrotechnie.

Les scènes inexistantes...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 14 novembre 2016

C'est la petite infamie qui rend un spectacle mystérieusement plus savoureux encore que la combinaison des ingrédients qui le composent.

Voilà la mémoire émotionnelle que nos sens graveront dans les sillons du sous-texte.

C'est drôle et passionnant de plonger les personnages de ce polar dans des situations qu'on les soupçonne d'avoir vécu sans en avoir la preuve dans l'écriture, et d'en enrichir le mille feuilles de nos investigations !

J'aime, musarder.

C'est comme ouvrir une porte interdite au public, pour que les ombres confinées derrière viennent danser sur le plateau.

Un petit plus, un rab sympathique.

Voyons voir quelles surprises cette effraction nous réserve ! Youpi !

Comme un nouveau départ...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 5 novembre 2016

 Treize jours de coupure, et une rentrée, lundi, pour un troisième atelier au complet - sur 9 il ne faut pas être gourmand- ! À chaque saison son identité ; C'est beau comme l'érable du square Majorelle.

Avec tous les petits cailloux envoyés à mes piou-pious au cours de cette interruption forcée pour cause de salle indisponible, j'espère les retrouver, une boussole lovée au creux de l'estomac, nappée d'un féroce appétit.

L'univers que nous abordons est celui de la punkitude, et je suis obligée de repeindre une série d'idées préconçues plus farfelues et inexactes les unes que les autres.

J'ai rarement rencontré personnes plus délicieuses que les punks, polies, et généreuses, et souvent bien plus cultivées que les gens ne l'imaginent. J'en ai pour preuve le bistrot en bas de chez moi.

Mais pour ceux qui n'ont pas frôlé cette manière d'appréhender le réel, il en ressort qu'ils se représentent les punks comme des êtres sales et violents - ou au minimum sombres et rageurs- dépourvus de culture, d'humour et de savoir vivre.

Fichtre !

Moi je dis qu'il fait sacrément bon évoluer à leur côté, mais je tairai le nom du café où je vais m'enivrer en cas de coup de bonheur, de blues, ou de quotidien, saperlipopette !

On ne se quitte plus...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 24 octobre 2016

Une concentration de trois ateliers comme de précieux cèpes offerts à nos papilles.

Slurp !

Une cassure dans le rythme hebdomadaire s'est toujours avérée bénéfique, et il semblerait que ce soit à nouveau le cas : L'éveil des consciences s'est fait quant à ce que signifie le travail d'équipe dans ses exigences d'écoute et de générosité, et ses retours en dynamique et exaltantes surprises.

Cependant, suite à un exercice d'interview de personnage, j'en suis venue à constater que nous nous heurtions à l'écueil, fort répandu chez les acteurs, qui vise à ne s'occuper que de sa partie, sans chercher à avoir une compréhension de l'objet dans sa totalité.

Les piou-pious ont oublié l'histoire, l'intrigue de ce polar, pour ne se concentrer que sur le travail de LEUR personnage !

Cela fixe l'objectif de l'atelier de ce soir...

Pleuvez pleuvez autant que vous le voulez, chez les dérisionnaires, sacrebleu, on s'en fiche, on se tient chaud en se racontant des histoires !

Une conjonction de chaos sans grande importance...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 13 octobre  2016

mais qui rend la progression claudicante, et me voilà, le souffle court et l'œil glauque.

À forcer l'allure, on en oublie le délicat plaisir de la promenade, combien de fois l'ai-je asséné... avant de tomber moi-même dans l'ornière.

Alors, autant se prélasser un moment dans ce fossé, s'en faire un lit douillet, le temps ne faisant décidément rien à l'affaire.

La semaine prochaine- je n'ose le dire trop fort, qu'un vent mauvais ne l'emporte- nous serons tous là.

Car si l'équipe s'est retrouvée être au complet, nous n'avons pas encore eu le loisir de goûter à cette réjouissance, du fait d'un mois jalonné d'absences.

Saison étrange... à peine avions-nous levé l'encre que nous étions plongés dans un épais brouillard.

Ça ne manque pas de charme, ni de mystère... Mais, cornegidouille, je ne serai pas fâchée que lundi prochain vienne éclairer ma lanterne et me fasse découvrir le charmant tableau de 11 Dérisionnaires présents EN CHAIR ET EN OS !!!

Le onzième Dérisionnaire est arrivé, Tonnerre!

Par Frédérique Torrès, Paris, le 2 octobre 2016

L'équipe est au beau complet.

Entrez dans le rectangle dessiné en pointillé, les piou-pious ! Je n'ai su encore effacer tout à fait les repères au sol...

Voyez comme il semble avoir grandi, cet espace de jeu, il respire déjà à poumons de géant !

La magie a pris ses aises, c'est un bouquet où la joie prend racine;

Soit le bienvenu Etienne... Musique !

De cette joyeuse nouvelle a fleuri le début d'une bande sonore qui chatouille savoureusement les moustaches.

Crénom de nom, je sautille de joie !

"Un désagréable sentiment d'exiguïté, mais rien d'incontournable...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 22 septembre 2016

Il est simplement temps d'enlever le scotch blanc au sol délimitant l'espace scénique, pour ne laisser qu'une trace discrète invitant à trouver son confort et sa liberté en son sein, plutôt qu'en s'imposant comme une frontière qu'il est interdit de franchir.

L'imaginaire est parfois extrêmement susceptible, tout de même...

Sinon, ta-tata, une nouvelle Dérisionnaire est arrivée lundi dernier à l'atelier, avec des brassées d'énergie et de générosité. Une bouffée de soleil à illuminer les cumulonimbus !

Il manque encore une patte à notre animal fantastique, un gars, un homme, un Dérisionnaire en somme, que diantre !"

Les saisons ne se ressemblent jamais...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 12 septembre 2016

Premier atelier sur le plateau lundi dernier, avec une équipe incomplète...

Mais Bigre, quelle belle et joyeuse énergie !

Un ancien venu à la rescousse pour suppléer aux deux personnes manquantes qui nous font furieusement défaut, et, les minutes s'égrenant, j'ai vu peu à peu apparaitre l'évanescente forme du projet en devenir. Magique.

Beaucoup de sourires et de rires déjà, quel bonheur. Si le vilain rongeur de l'anxiété ne grignotait ma cervelle avec cette petite rengaine aux dents aigues : il manque toujours deux piou-pious...

Je vais en venir à maudire le soleil qui continue à nous inonder, incitant plus les gens à rester en terrasse plutôt que de se tourner vers la chaleur d'un atelier théâtre.


la clochette a tinté...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 5 septembre 2016

 Ayé, la clochette a tinté, j'ai retrouvé mes piou-pious.

Nous avons fait une lecture à la table de la pièce de cette saison, et j'ai découvert avec délice de nouvelles tonalités de voix se mêlant à celles déjà familières. Ça marche, et fichtrement bien,

encore !

Voir des sourires épanouis éclairer les visages à la découverte du texte, et les yeux briller de la promesse de tant de rires à venir, est un met merveilleux dont je ne me lasse pas.

Seul petit grain de sable crissant en sourdine sous la dent, il manque un Dérisionnaire, eh oui, l'équipe n'est toujours pas complète.
Pouitch...


Gardons le nez au vent, pour humer pleinement les parfums de notre aventure, profitons du moment qui s'offre à nous, l'horizon est toujours à sa place, rapprochons le regard !

Ben non, il ne sont pas encore rentrés, les parisiens...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 23 août 2016

La vague qui devait submerger la Capitale après le fameux week-end du 15 août, est restée en suspens, aspirée sans doute par un rayon de soleil.

Dans ma tête, en tous cas, c'est l'ébullition, bientôt la reprise de l'atelier... Lundi 5 septembre.

Il reste à trouver deux personnes pour que l'équipe soit au complet, on y est toujours arrivés jusqu'ici, pas de souci... Mais j'ai drôlement hâte de rencontrer les petits derniers !!!

Pour les curieux : www.derisionnaires.org

Encore une belle saison en perspective, et des promesses de savoureuses brassées de joie et rire.

Hello, hello les Dérisionnaires, c'est reparti !

Me voici à nouveau dans les limbes...

Par Frédérique Torrès, Paris, le 12 août 2016

L'été à Paris c'est pas si facile... lorsqu'on désire monter une équipe !

Avec de soudains coups d'accélérateur aussi imprévus que délicieux, puis des coups de frein brusques et angoissants, il faut avoir le cœur et le moral bien accrochés.

Mais pas de blues rampant, la léthargie ambiante contaminant agréablement mon cerveau, je balance doucement la tête au rythme de mes vagues déambulations.


Laissons passer le 15 août, avant de guetter à nouveau tout nuage de poussière, possiblement annonciateur d'un quelque chose... 


Belles retrouvailles !

Une réunion avec mes piou-pious, un passage de relais émouvant, un peu trop à mon goût, mon cœur de mère poule ne s'habitue pas à l'idée de voir s'éloigner l'une de ses têtes duveteuses.

Je retiens de ce moment des échanges passionnés, toujours dans le rire et la gentillesse, de bien belles personnes, tous autant qu'ils sont.

Une projection de photos du dernier spectacle avec cris de joie, d'étonnement, célébration d'un anniversaire... Et puis deux nouveaux, encore sur la réserve, l'œil pétillant, mais la parole discrète, jetant une passerelle légère, nous invitant à passer de la saison passée à celle à venir.

Les Dérisionnaires font peau neuve. C'est la petite mue.

Je suis heureuse...

Hier j'ai rencontré Amandine, qui va intégrer l'atelier la saison prochaine.

Ce qui me bouleverse dans cette histoire, c'est qu'elle nous a rejoint par l'intermédiaire de Jérémie, un de mes piou-pious, qui ne sera pas des nôtres l'année prochaine, mais qui a néanmoins assisté au rendez-vous, et parlé de mon travail avec tant d'amour, de finesse et d'intelligence, que j'en ai ressenti un véritable frisson de fierté et de reconnaissance.

Merci mon Jérem', d'avoir si bien compris et retranscrit cette alchimie qui m'est chère.

Merci...

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